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Au milieu du personnel soignant, l’on entend souvent des plaintes des infirmières estimant qu’elles font tout le boulot (injection, mise des perfusions, administration des médicaments, ajustement du patient sur son lit, veille continue, …) tandis que le médecin lui, se contenterait de faire des diagnostiques et de concevoir des protocoles de traitements qu’elles-mêmes quelquefois seraient en mesure de faire. 

Pareillement, les médecins généralistes à leur tour se plaindront de devoir travailler chaque jour, à temps plein, d’avoir des jours de garde, tandis que leurs collègues spécialistes eux ne sont tenus d’être au service que quelques jours dans la semaine et pendant un temps réduit.

Mais de tels accusations sont-elles fondées ?

 

Traitement différencié en milieu professionnel

À la réalité un fait, une vérité fondamentale soutient ce fonctionnement et en fait quelque chose de juste. Le médecin est mieux payé et relativement ménagé non pas parce qu’il administre le traitement d’un paludisme bénin, que même un aide-soignant traiterait en milieu tropical. 

Le médecin est ménagé et bénéficie d’un meilleur traitement salarial parce qu’il est à même de traiter des maladies dont les symptômes peuvent induire en erreur un professionnel de santé n’ayant pas reçu la formation adaptée. Il est payé et ménagé pour ces cas, souvent peu nombreux mais existants, où la situation est critique et requiert sa plus haute compétence. 

Il en est de même avec le spécialiste ; certes un médecin généraliste travaillant dans le même service que lui, pourrait avec le temps traiter certaines maladies de ladite spécialité, mais viendra toujours le temps ou seul le véritable spécialiste sera en mesure de gérer la situation.

Ce qui est vrai en milieu hospitalier, l’est aussi en entreprise entre le technicien et l’ingénieur, l’ingénieur et le consultant. Nous nous garderons en revanche de nous prononcer sur l’ampleur des disparités salariales, ceci n’étant pas un article syndicaliste, mais chrétien.

 

Le disciple du Christ et le non croyant

« Mais où est le rapport avec la vie chrétienne ? » pourrait-on se poser la question. À observer de près on pourrait souvent se poser la question de savoir en quoi la vie chrétienne est-elle différente de celle des non chrétiens relativement aux bonnes œuvres : tous ont des familles qu’ils aiment, tous ont un travail pour pourvoir à leurs besoins, … 

Au-delà de la vocation, du but pour lequel nous vivons désormais et qui définit le choix de nos activités privilégiées en tant que chrétien (prière, lecture biblique, culte d’adoration, évangélisation, …), notre vie (de chrétien) se distingue aisément de celle du non croyant lorsque survient un temps de crise.

Ainsi le Seigneur pouvait assurer qu’aimer ceux qui nous aiment n’a rien d’exceptionnel, point n’est besoin d’être chrétien pour cela ; mais aimer son ennemi, voilà une preuve de son appartenance à Christ.

« Mais je vous dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent.

Si quelqu'un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l'autre. Si quelqu'un prend ton manteau, ne l'empêche pas de prendre encore ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas ton bien à celui qui s'en empare. Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. 

Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi agissent de même. Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille.

Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants. Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. »

Luc 6:27-36

 

En une autre circonstance, il affirma : « A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres. » (Jean 13:35) Et l’on pouvait voir cet amour manifeste dans l’Eglise primitive, plusieurs pouvaient vendre leurs biens afin que le revenu soit redistribué selon les besoins des uns et des autres. Mais notre aveuglement, ou pire notre méchanceté nous amène aujourd’hui à dire que ce fut une erreur des premiers disciples.

Qui ne consentirait pas à ce que dans une cellule familiale, tous les biens soient vendus si cela devait sauver la vie ou rétablir l’état de santé d’un membre (de ladite famille) souffrant de maladie chronique ? Qui ne vendrait pas tous ses propres biens pour être sauvé d'un cancer ?

Mais comment prétendre que notre frère en Christ ne soit notre « frère » qu’à l’Eglise et que tout cela s’arrête quand on n’en vient à notre argent ? Comment dire qu’on aime notre prochain comme nous-même mais sans être prêt à tout dépenser pour sauver sa vie ?

Nous parlons là du principe, question pour nous de relever jusqu’où nous nous sommes éloignés de la voie du Christ, nous qui prétendons avoir la Connaissance aujourd’hui. Et si sur la forme les choses ont varié après la persécution, le principe est resté le même : aussi les uns (Corinthiens) pouvaient participer à la collecte pour assister les autres (Juifs de Jérusalem) [Actes 11:28-30; 1 Corinthiens 16:1-4; 2 Corinthiens 8:6-24].

Revenons à notre thématique. La preuve même pour les non croyants que nous sommes différents d’eux ne sera visible que dans notre amour les uns pour les autres, nous qui affirmons être frères en Christ, mais aussi dans notre amour pour eux, y compris quand ils auraient vis-à-vis de nous des attitudes désagréables au plus haut point.

Enfin notre attitude en temps de crise nous permettra nous-mêmes de rassurer nos âmes que nous sommes véritablement enfants de Dieu, comme l’affirme l’apôtre Jean :

« Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait. Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères.

Celui qui n'aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu'aucun meurtrier n'a la vie éternelle demeurant en lui. Nous avons connu l'amour, en ce qu'il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. Si quelqu'un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeure-t-il en lui ?

Petits enfants, n'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos cœurs devant lui ; car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses.

Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l'assurance devant Dieu. Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable. » 

1 Jean 3:13-22

 

Que Dieu nous aide en temps de crise à nous saisir de l’opportunité qui nous est offerte pour Le glorifier en manifestant de l’amour vis-à-vis de notre frère en Christ comme du non-croyant. Mais aussi pour résister au péché sous toutes ses formes.

Au nom du Seigneur Jésus-Christ !
Amen !

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