Première confrontation avec la Vérité
Parvenu à l’âge adulte, la première occasion que nous avons d'observer une « apparition » de Dieu, est au cours de notre mariage. Nous avions jusques là eu la conviction de vraiment aimer Dieu, d’être véritablement une personne humble, jusqu’à ce que ce Dieu, qui par l'apôtre Jean, révèle que l’on ne peut aimer Dieu qu’on ne voit pas, si l’on n’aime pas l’homme que l’on voit,1 Jean 4:20 nous unisse, Lui Dieu, à l’un de nos semblables.
Une union, une fréquentation de chaque jour, où nous sommes confrontés à notre véritable égo dans toute son horreur, à notre véritable égoïsme dans sa pleine dimension, à tous nos défauts, désormais dépourvus de toute forme de voile. Nous entrons dès lors dans une véritable école de renoncement à soi, pour l’intérêt supérieur de notre couple, de notre foyer ; et par conséquent, nous commençons véritablement à aimer Dieu, du moins dans une mesure jamais autrefois entamée.
Secondes confrontations avec la Vérité
Les autres circonstances où Dieu fait le plus souvent son « apparition » dans notre vie, est lorsque chacun de nos enfants parvient à l’âge de l’adolescence. Un âge souvent qualifié un peu de manière cavalière, voire arrogante, comme celui de la rébellion. En effet, cet âge est celui d’une grande délicatesse pour l’enfant, mais c’est aussi celui de notre « jugement ».
Imaginons-nous de l’eau en état d’ébullition, elle n’est à la fois ni complètement liquide, ni complètement vapeur ; ou encore l’eau en phase de congélation, elle n’est alors ni complément solide, ni complètement liquide. Il en est exactement ainsi de l’adolescent qui alors, n’est ni complètement adulte (c’est-à-dire mature), ni complètement enfant (c’est-à-dire immature). Tant sur le plan physiologique que mental. Mais nous nous limiterons à ce second aspect.
L'exercice au jugement (Quand l'adolescent s'exerce à juger)
Il se trouve en effet, qu’à cet âge notre enfant/fils peut sur certains sujets tenir des raisonnements tout à faire matures, et sur d’autres révéler qu’il est encore en plein apprentissage. L’un des plus grands, mais aussi des plus éprouvants défis du parent est, d’une part de discerner au fur et à mesure que son rejeton grandit, quelles sont domaines où désormais il est devenu adulte, et le traiter comme tel, et quels sont les domaines où il continue d’apprendre, et l’y accompagner avec sagesse.
Dans cet élan, les premières personnes que les adolescents seront enclins à faire passer à la barre, seront leurs propres parents, méditant intérieurement sur leur actions et si souvent les condamnant dans leurs cœurs. Ainsi donc, si hier le parent avait fini par trouver un point « d’équilibre » avec son/sa partenaire, celui-ci vient si souvent à être « menacé » chaque fois qu’un nouvel enfant vient à atteindre l’adolescence.
En effet, soit par excitation de pouvoir enfin faire usage d’intelligence, ou par « naïveté » à ne point trouver d’intérêt à la délicatesse du choix des mots et des circonstances, ou alors par révolte au vu de tout cela qui lui apparaît comme une injustice, le jeune adolescent condamnera en général chaque parent pour certains de ses choix de vie ; l’exprimant en paroles ou par des attitudes ; celles-ci pouvant allant jusqu’au fait dénier à cet ascendant la légitimité de vouloir lui donner une certaine éducation (conseils, instructions, …), du fait que la vie de ce dernier ne serait pas un modèle selon lui. Le parent attentif pourrait discerner cette condamnation (silencieuse) de sa progéniture.
Arrêt obligatoire (Dieu nous contraint à un temps de méditation)
Il est évident que le but ici n’est pas de célébrer une telle attitude de nos enfants, en revanche il se trouve que le Dieu très haut, suprême dans sa Bonté et sa Justice, nous oblige ainsi chaque fois à nous confronter à notre propre vie, non pas nécessairement pour nous châtier, mais comme d’un ultime moyen de nous sauver ou tout au moins de nous faire gagner en humilité.
En effet, si nous pouvions autrefois exiger de notre entourage de ne pas s’immiscer dans notre « intimité », il nous est en revanche difficile, d’imposer une telle attitude à notre enfant, et quand même nous le ferions, nous ne saurions nous éloigner de lui du fait de sa persistance, comme nous le ferions avec les autres qui persévéreraient à nous faire des « observations ».
Ainsi, après le mariage, la phase d’adolescence de chacun de nos enfants est une nouvelle « apparition » de Dieu dans notre vie. Notre devoir dès lors, est à deux niveaux.
Premier défi parental
Il consiste à ne point prétendre, mais reconnaître auprès de notre progéniture (et à fortiori devant Dieu) nos échecs d’antan. Et s’il se trouve que nous vivons encore dans un tel désordre (vie de concubinage des parents, violence du mari contre son épouse, insoumission de l’épouse à son mari, tromperie par l’un des conjoints, vie de mensonge ou de corruption d’un ou des deux parents dans la société, …) alors Dieu nous met ainsi définitivement face à nos responsabilités : il ne sert pas à grand-chose d’enseigner à nos enfants une vie dite modèle que nous refuserions nous-mêmes obstinément de mener.
Si nous nous en sentons incapables, c’est justement le moment d’invoquer Dieu pour une véritable « apparition », c’est-à-dire intervention. C’est le moment de nous donner résolument au Christ Jésus, en l’invoquant de venir prendre le contrôle total de notre vie..
Second défi parental
Il est question d’assumer sa mission parentale. Une fois qu’un parent reconnait ses propres défaillances et travaille à en sortir, il doit continuer d’éduquer son adolescent qui justement n’est pas encore complètement adulte. Et pour cela, il ne doit en aucun cas renoncer à sa légitimité, car notre mandat de parent ne nous vient pas de la bonne qualité de notre vie passée, mais de Dieu, qui même en dépit de cela, a cependant souverainement décidé de faire de nous des parents, de nous confier la mission d’éduquer ses propres créatures.
Si par la Grâce de Dieu, nous avons donc pris conscience de nos manquements passés, alors nous sommes très bien placés pour la suite, car nous saurions continuellement nous appuyer sur Dieu, nous inspirer de Sa Parole, la Bible, pour l’éducation de nos enfants, et par-dessus tout, intercéder inlassablement afin que Lui-même Dieu, agisse dans le cœur de ces derniers pour les préserver des « passions de la jeunesse » des divers artifices et mensonges du malin.
Principe universel
Abschließend sei angemerkt, dass dieses Prinzip universell gültig ist; es gilt im Familienleben ebenso wie in jeder Mentor-Beziehung (berufliche Weiterbildung, Führungskräfteentwicklung und vor allem im Glauben an Christus). Wir müssen stets Demut zeigen. Wenn GOtt schon Säuglinge gebrauchen kann, wie viel mehr kann er dann einen Heranwachsenden gebrauchen, dessen Geist gerade erwacht?
Andererseits sollten wir sie nicht unter dem Vorwand im Stich lassen, sie könnten arrogant werden. Welcher Elternteil würde seinen Sohn, insbesondere einen Teenager, aus solch einem nichtigen Grund im Stich lassen? Erinnern wir uns, dank der Gnade GOttes, daran, dass Demut tatsächlich eines der ersten Zeichen unserer Reife und somit unserer Legitimität und unserer Pflicht ist, unsere prägende oder erziehende Aufgabe fortzusetzen.
Un mot aux adolescents
Si vous être adolescent (dans la chair ou dans la foi en Christ) et êtes tombé « par hasard » sur cet article, alors ce dernier paragraphe vous concerne particulièrement.
Il n’est pas anodin, qu’un bref épisode du début de l’adolescence du Christ nous soit rapporté dans les Ecritures. L’adolescence est en effet l’âge de l’éveil de l’esprit. Et à cet âge, « l’adolescent Jésus » savait pertinemment qu’il était le Fils de Dieu, et il le rappela à ses parents en cette circonstance.
Cependant, Luc qui nous rapporte l’histoire prend le soin de nous préciser : « Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait toutes ces choses dans son cœur » (Luc 2:51).
Tandis que le devoir du parent est, comme Marie ou encore Joseph (Genèse 37:11), de prêter attention à tout cela qui se passe dans la vie de son enfant afin de l’élever devant Dieu en prière et travailler pour l’accomplissement des desseins de Dieu dans la vie de sa progéniture (ou son filleul), et non pas les accuser hâtivement d’être orgueilleux comme le firent les frères de Joseph (Genèse 37:5-8, 9-11 et 12-20) ou encore Eliab, le frère aîné de David (1 Samuel 17:28), lorsque Dieu commençait à positionner ces adolescents dans leurs appels respectifs.
Le devoir du fils adolescent quant à lui, reste d’obéir aux parents et autorités, tant que Dieu ne lui donne pas d’instruction contraire, ou encore tant que l’objet de l’instruction ne s’oppose pas à la Parole de Dieu que sont les Ecritures.
The duty of the adolescent son, for his part, remains to obey parents and authorities, as long as God does not give him contrary instruction, or as long as the object of the instruction does not oppose the Word of God which is the Scriptures.
Ô Seigneur Jésus-Christ, Toi qui bien que Créateur, a accepté de Te faire enfant de Tes propres créatures et de leur obéir en tant que parents, de grâce vient nous enseigner l’Humilité.
Toi Seigneur Jésus-Christ, qui n’a point épargné Ta propre Vie, mais T’es investi jusqu’au sacrifice suprême pour ceux que Tu aimais, les pauvres prêcheurs que nous étions encore, viens de grâce nous enseigner à aimer de même ceux-là que Tu nous as confiés, et à assumer pleinement notre mission jusqu’à ce qu’ils deviennent matures dans le domaine où Tu nous les as « confiés » : vie séculière ou familiale, vie de disciple du Christ, formation professionnelle, …
Amen !!!
Ajouter un Commentaire