A la différence des évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc) où la vie des premiers apôtres entourant du Christ est contée pratiquement à partir de leurs appels publics respectifs (Matthieu 4:18,21 ; 9:9 ; Marc 1:16-20; Luc 4:38; 5:3-11) ; l’Evangile telle que rapportée par Jean, prend le soin de nous décrire la toute première rencontre (en apartheid) entre le Seigneur et ses tout premiers disciples, notamment André, Simon, Philippe et Nathanaël.
Transfert de disciples (Jean 1:19-39)
Nous voyons dans cet Evangile trois séquences dans le témoignage de Jean-Baptiste rend du Christ à ses disciples :
1ère séquence (19-28) : Jean est interrogé au sujet de son identité, il confesse qu’il n’est pas le Christ, mais que lui est là pour préparer son chemin.
2ème séquence (29-34) : Le lendemain, Jean « Jésus venant à lui, et il dit : Voici l’Agneau de Dieu, … » et développe donc son témoignage à son sujet.
3ème séquence (35-37) : Le (sur)lendemain, « ayant regardé Jésus qui passait », Jean rappela à ses disciples : « Voilà l’agneau de Dieu. »
La mission de Jean-Baptiste était de préparer le chemin du Seigneur. Deux expressions révèlent une passation de ministères: « Jésus venant à lui » et « Voici » traduisent un moment de rencontre. Tandis que les expressions « Jésus qui passait » et « Voilà » traduisent plutôt le fait que la passation avait déjà eu lieu. Le Seigneur Jésus passait désormais sa route, tandis que Jean que le pointait à distance. Ainsi Jean-Baptiste par son langage auquel ses disciples devaient être accoutumés, montra à ses disciples celui qu’ils devront désormais suivre.
Dieu utilisera presque toujours un homme pour nous annoncer l’Evangile, et même pour nous forger dans les fondamentaux de la foi. Mais en tant qu’évangéliste ou enseignant, il sera toujours de notre responsabilité de soigneusement mettre dans la main du Christ celui-là que nous aurions eu la Grâce d’évangéliser, celui que nous aurions eu la Grâce de conduire dans ses premiers pas dans la Foi. Sachons comme Jean-Baptiste, et plus tard comme Paul conduire vers le Christ, chacune de ces personnes vers qui Dieu nous envoie. Il ne s’agit pas en réalité de faire d’eux nos disciples, mais plutôt des disciples du Christ.
Témoignage reçu et Témoignage perçu
Les Ecritures nous parlent de deux disciples de Jean-Baptiste, mais seul André est clairement identifié comme en faisant partie. Toutefois le fait que la rencontre du lendemain entre le Christ et Philippe se fasse sans présentation, laisse croire que ce ne fut pas la première et par conséquent que c’est bel et bien Philippe le second disciple avec qui André avaient suivi le Seigneur la veille. Quoi qu’il en soit, revoyons ensemble le témoigna reçu, puis perçu par chacun des personnages intervenant dans ces toutes premières rencontres.
- Jean-Baptiste présente à ses disciples « l’Agneau de Dieu ». Que ce soit dans son « Voici » ou son « Voilà », Jean-Baptiste à chaque fois, a présenté le Seigneur comme l’Agneau de Dieu. Son mandat était en effet d’annoncer le Seigneur en tant que celui-là qui ôte les péchés de monde ;
- André, l’un des deux disciples de Jean-Baptiste, après avoir suivi le Seigneur, rencontra plus tard son frère Simon et lui annonça qu’ils avaient trouvé le Messie (ce qui signifie Christ). Le Seigneur avait été présenté à André par Jean-Baptiste comme Agneau de Dieu, mais au bout de quelques heures avec le Seigneur, il le connaissait davantage en tant que le Messie, l’Oint de Dieu. Et c’est donc sous cette appellation du Seigneur qu’il l’annonça à son frère ;
- Philippe, de son côté annonça à Nathanaël qu’ils avaient rencontré celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph ;
- Nathanaël, à qui Philippe venait d’annoncer le Seigneur comme Jésus de Nazareth, au bout d’une conversation avec le Seigneur, le célébra comme le Fils de Dieu, le roi d’Israël.
Le Seigneur Jésus nous est le plus souvent présenté sous son caractère qui aura le plus marqué celui qui nous porte la Bonne Nouvelle, mais notre communion personnelle avec Lui, nous permettra le plus souvent de rapidement le connaître davantage sous un tout autre caractère non pas contraire, mais qui sera davantage le reflet de notre communion personnelle avec Lui. Ceci pouvant être un indicateur fort de notre appel dans le ministère.
A un détail près, nous retrouvons une situation similaire plus tard dans le même Evangile. Cette cela ne concerne plus tout à fait des individus, mais plutôt ce qui deviendra les prémices d'une Eglise. En effet, à la suite de la rencontre de la femme Samaritaine avec le Christ à l’entrée de la ville, elle a cru au Christ et est aussitôt porter la bonne Nouvelle de son avènement à ses concitoyens, qui crurent à leur tour. Mais après que le Seigneur eut passé quelques jours dans la ville avec eux, ils pouvaient dès lors déclarer à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons ; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde. » (Jean 4:42b)
Vous pouvez être missionnaire pionnier dans un quartier, une ville, une nation, mais aussi une entreprise ou un service public. Cependant, il pourrait se trouver que la vocation globale de la localité ne soit pas exactement la vôtre ; Alors ne vous en offusquez pas. Une fois que les membres de l'Eglise auront fait leur rencontre personnelle avec le Seigneur, il pourrait arriver qu'ils vous parlent comme le peuple de la Samarie à leur pionnière, alors point n'est besoin d'y percevoir une ingratitude, mais plutôt le signe d'une mission bien accomplie. Car en effet, cela est une preuve qu'ils ont désormais une communion personnelle avec le Seigneur.
Le discernement des premiers-nés
Avant qu’il n’eût guérit le moindre malade, encore moins ressuscité le moindre mort, avant qu’il n’ait dispensé le moindre enseignement à la foule, avant qu’il n’eût transformé de l’eau en vin ou multiplié du pain, avant qu’il n’ait calmé le vent ou asséché un arbre, ces premiers disciples reconnurent qu’ils étaient en présence du Christ. L’Esprit du Christ, ne se sert pas toujours d’évènement (spectaculairement) miraculeux pour parler à nos cœurs, nous pointer le Christ Jésus. En revanche, comme toujours il nous permettra de reconnaître sa voix de bon Berger (Jean 10:27). Ainsi si la présence de Dieu finit toujours par être marqué par des signes et prodiges, au tout début, le discernement souvent suffit seule à reconnaître ladite présence ; pourvu que, comme avec Nathanaël, il n’y ait pas en nous de fraude, que nous ne soyons pas animés par un esprit d’orgueil de quelle que nature que ce soit.
La Prochaine étape annoncée par le Seigneur Jésus-Christ
Après que Nathanaël ait été surpris par la manifestation de la capacité surnaturelle du Christ, se manifestant par le fait que le Seigneur savait qu’il n’y avait point en lui de fraude ou encore que le Fils de Dieu l'avait vu alors qu’il était sous le figuier, Jésus lui annonce qu’il verra désormais des choses plus grandes. En effet, le Seigneur annonçait ainsi que l’expérience de Jacob à Béthel s’accomplissait en Lui (Genèse 28 :11-22). C’est bien Christ la Béthel de Dieu. C’est bien Christ l’Echelle de Dieu entre le ciel et la terre ; c’est bien en son nom seul que les anges de Dieu peuvent descendre sur terre ou remonter au ciel pour l’accomplissement des desseins du Père. Oui, Dieu a tout laissé entre les mains du Seigneur.
Oui, aujourd’hui le Seigneur Jésus-Christ est la seule porte d’entrée au Ciel. Nous n’avons accès au Père que par lui. Exclusivement en son nom, Dieu nous accorde son Salut Eternel, exclusivement en nom Dieu nous accorde la Guérison, la délivrance de démons, la protection en tout temps !
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